Les Basilischi

Lina Wertmüller

IT1H232022


Cycle #21 En MargesVersion restaurée


Antonio, fils du notaire d’une petite ville du sud de l’Italie, a 20 ans et passe ses journées à s’ennuyer avec ses amis Francesco et Sergio. Les jours s’écoulent, interminablement semblables, meublés des mêmes discussions et de la même absence d’activité. Un jour, Antonio se voit offrir la possibilité d’aller vivre à Rome où il s’inscrit à l’université. Mais de retour au pays pour une journée, il décide de ne plus repartir…

En 1963, Lina Wertmüller débute comme assistante de Federico Fellini sur . La même année, sous l’influence du maestro, elle réalise, avec une partie de son équipe, son premier long-métrage, Les Basilischi.
D’inspiration ouvertement fellinienne, cette oeuvre témoigne de la maîtrise précoce de sa réalisatrice et de sa parfaite connaissance technique. Le film recevra deux prix au 16e Festival de Locarno, la Voile d’argent et le prix Fipresci. Cette reconnaissance donnera à
Lina Wertmüller une sérieuse impulsion pour la suite de sa carrière.
Pour tourner Les Basilischi, la cinéaste se rend dans les Pouilles ainsi qu’en Basilicate, et décide de filmer les problèmes sociologiques inhérents à ce Mezzogiorno qu’elle connaît très bien. Elle montre ainsi la monotonie et l’enfermement de ses jeunes, obligés de quitter leur province pour espérer trouver un avenir meilleur. Lina Wertmüller radiographie, avec tendresse et sans misérabilisme, la jeunesse locale marquée par le provincialisme, avec ses rêves et ses ambitions souvent brisées – à l’image, avec dix ans de recul, des « petits veaux » apathiques des Vitelloni, de son maître Fellini. Le tout sur une musique d’Ennio Morricone, alors à ses débuts.
- Carlotta Films

Dans une petite ville du sud de l’Italie corsetée par des convenances d’un autre âge, trois jeunes hommes rêvent de femmes et d’amour. Mais dans cette région où il n’est pas question de désobéir à son père, les trois malheureux n’ont pas beaucoup d’occasions de rencontres avec le beau sexe. Seuls la sieste et leurs bavardages leur permettent d’échapper au désoeuvrement. Aussi rêvent-ils d’autres horizon. C’est alors que l’un d’eux part pour Rome. A son retour, il raconte à ses compagnons ses incroyables aventures nocturnes. Premier film d’une réalisatrice italienne imprégnée de néo-réalisme, « I basilischi » est une véritable curiosité, servie par un superbe noir et blanc, une narration chorale et la musique de Morricone.