The Other Side

Roberto Minervini

FR1H322015


Cycle #21 En MargesDocumentaire

RÉSERVATION


Dans un territoire invisible, aux marges de la société, à la limite entre l’illégalité et l’anarchie, vit une communauté endolorie qui fait face à une menace : celle de tomber dans l’oubli. Des vétérans désarmés, des adolescents taciturnes, des drogués qui cherchent dans l’amour une issue à leur dépendance, des anciens combattants des forces spéciales toujours en guerre avec le monde, des jeunes femmes et futures mères à la dérive, des vieux qui n’ont pas perdu leur désir de vivre… Dans cette humanité cachée, s’ouvrent les abysses de l’Amérique d’aujourd’hui.

Avec "The Other Side", Roberto Minervi nous parle une fois de plus d'une autre Amérique, celle des "perdants", qui ne partage rien avec le rêve américain. Les protagonistes sont deux groupes humains, deux histoires, l'une intime et l'autre plus collective. Bien qu'apparemment différentes, elles témoignent d'autant d'exemples de marginalités qui aspirent à une liberté qui semble impossible, cherchant à être entendus et reconnus. Minervini explore l'humain par l'immersion totale qui caractérise son cinéma. Un cinéma qui atteint les profondeurs de l'âme et lui donne la parole avec une poésie viscérale, urgente et nécessaire. Un cinéma parfois dérangeant et repoussant, qui met le spectateur dans la position inconfortable de devoir affronter l'autre côté de la réalité.
- Claudia Maci, Directrice de l’organisation du Festival dei Popoli

Interdit aux moins de 16 ans.

Dans un territoire invisible, aux marges de la société, à la limite entre l’illégalité et l’anarchie, vit une communauté endolorie qui fait face à une menace : celle de tomber dans l’oubli. Des vétérans désarmés, des adolescents taciturnes, des drogués qui cherchent dans l’amour une issue à leur dépendance, des anciens combattants des forces spéciales toujours en guerre avec le monde, des jeunes femmes et futures mères à la dérive, des vieux qui n’ont pas perdu leur désir de vivre… Dans cette humanité cachée, s’ouvrent les abysses de l’Amérique d’aujourd’hui.

N’attendez pas trop de la fin du monde

Radu Jude

FR2H432023


Cycle #21 En Marges

RÉSERVATION


Angela, assistante de production, parcourt la ville de Bucarest pour le casting d’une publicité sur la sécurité au travail commandée par une multinationale. Cette « Alice au pays des merveilles de l'Est » rencontre dans son épuisante journée : des grands entrepreneurs et de vrais harceleurs, des riches et des pauvres, des gens avec de graves handicaps et des partenaires de sexe, son avatar digital et une autre Angela sortie d'un vieux film oublié, des occidentaux, un chat, et même l'horloge du Chapelier Fou...

Fidèle à son style, Radu Jude présente cette comédie dramatique absurdiste en deux parties. Dans un paysage étourdissant, le cinéma, le capitalisme et la technologie rencontrent la sociologie politique du monde numérique post-totalitaire.
- La Cinémathèque Québécoise.

Angela, assistante de production, parcourt la ville de Bucarest pour le casting d’une publicité sur la sécurité au travail commandée par une multinationale. Cette « Alice au pays des merveilles de l’Est » rencontre dans son épuisante journée : des grands entrepreneurs et de vrais harceleurs, des riches et des pauvres, des gens avec de graves handicaps et des partenaires de sexe, son avatar digital et une autre Angela sorti d’un vieux film oublié, des occidentaux, un chat, et même l’horloge du Chapelier Fou…

La Folle Journée de Ferris Bueller

John Hughes

US1H431986


Cycle #21 En MargesVersion restaurée


Un cancre invétéré, Ferris Bueller, convainc sa petite amie et son meilleur ami hypocondriaque (dont le père a une Ferrari) de sécher les cours pour aller passer la journée à Chicago. Pendant qu'ils font les 400 coups dans la grande ville, le proviseur et la soeur de Ferris tente, chacun de leurs côtés, de prouver aux parents que leur fils est un cancre et qu'il a séché.

La couleur est vive, le cadre habile, le montage élégant, les mouvements chorégraphiques, et les acteurs d’une plastique parfaite - Matthew Broderick, dont on réalise ici à quel point il a été ensuite sous-exploité, incarne la grâce adolescente éclatante, une séduction irrésistible à laquelle tout semble céder avec une insolente facilité. L’espace, le temps, le film même, Ferris modèle et s’approprie tout, nous les premiers.
- Lucile Commeaux pour France Culture

Ferris Bueller, un adolescent populaire et charmeur mais aussi cancre invétéré, convainc sa petite amie et son meilleur ami hypocondriaque (dont le père a une Ferrari) de sécher les cours pour aller passer la journée à Chicago. Pendant qu’ils font les 400 coups dans la grande ville, le proviseur et la sœur de Ferris tentent, chacun de leurs côtés, de prouver aux parents que leur fils est un cancre et qu’il a séché.

Down by Law

Jim Jarmusch

US1H471986


Cycle #21 En MargesVersion restaurée

RÉSERVATION


Jack, proxénète à la petite semaine, et Zack, disc-jockey, sont réunis dans une cellule de prison en Louisiane. Forcés de se supporter, ils sont bientôt rejoints par Roberto, un immigré italien rempli de l’entrain qui leur manque, qui leur propose de s'évader.

Drame ? Comédie de mœurs ? Bluette souriante ? Allez savoir. Jarmusch, comme d’habitude, met à contribution ses amis : Robby Müller, le directeur photo, est un génie (l’image est sublime, très contrastée) ; John Lurie a écrit les chansons, tandis que Tom Waits a fourni des passages musicaux. Ambiance très Deep South, images de bayous, campagnes désolées, rues ruinées, étendues d’eau noire, le tout sur des rythmes de bongo et des accords de slide guitar. Bref, un plaisir de cinéma ultra-cool. Présenté en sélection officielle au Festival de Cannes 1986 (c’est « Mission », de Roland Joffé, qui a gagné), « Down by Law » reste un joli fabliau poétique, drôle et régalant. Du Jarmusch pur, quoi.
- Le nouvel Obs

Dans le bayou, en Guyane, un monde de malchance et d’ennuis pour Jack et Zack. Ces deux paumés se retrouvent en prison et rencontrent Roberto, rempli de l’entrain qui leur manque. Il les entraîne à s’évader.

Fargo

Joel Coen

US1H381996


Cycle #21 En MargesVersion restaurée

RÉSERVATION


Un vendeur de voitures d’occasion endetté fait enlever sa femme par deux petites frappes afin de toucher la rançon qui sera versée par son richissime beau-père. Mais le plan ne va pas résister longtemps à l’épreuve des faits et au flair d’une policière enceinte…

Jerry Lundegaard, vendeur de voitures d’occasion à Minneapolis est endetté jusqu’au cou. Pour s’en sortir, il fait appel à Carl Showalter et Gaear Grimsrud, deux escrocs à la petite semaine, pour qu’ils enlèvent son épouse Jean. Il pourra ainsi partager avec les ravisseurs la rançon que son riche beau-père paiera pour la libération de sa fille. Mais le plan va rapidement tourner au désastre.

Babe, le cochon devenu berger

Chris Noonan

US1H311996


Cycle #21 En MargesJeunes publicsÀ partir de 6 ans

RÉSERVATION


Gagné par un fermier à une foire, un jeune cochon apprend à garder les moutons en compagnie de la chienne qui le prend sous son aile. Il décide de devenir « cochon de berger ».

Chacun se pose des questions existentielles, et la gent animale se révèle souvent plus expressive que les humains. Babe est une fable délicieusement humoristique, qui débouche sur une morale pas « bête », délivrée par un porcelet non violent dans le ballet final, un des clous du spectacle. Les images de ce film sont un régal.
- Télérama

Conte animalier dont le heros est Babe, un tout jeune porcelet. Le fermier Hoggett le gagna pour quelques sous dans une foire agricole. Trop jeune pour passer a la casserole mais neanmoins conscient du sort qui l’attend, Babe va se rendre indispensable a la ferme et devenir le premier cochon berger.

Damnation

Béla Tarr

HU1H562005


Cycle #21 En MargesVersion restaurée

RÉSERVATION


Karrer vit depuis des années coupé du monde. Il passe ses journées à errer dans la ville désœuvrée, sous la pluie battante, et à observer ses habitants. Le soir venu, il se rend au Titanik Bar où se produit une séduisante chanteuse avec laquelle il entretient une liaison. Lorsque le tenancier du bar, Willarsky, lui propose de convoyer de la drogue afin de gagner un peu d’argent, Karrer lui suggère à la place d’employer le mari de la chanteuse. Il compte profiter de l’absence de ce dernier pour passer un peu de temps auprès de sa maîtresse...

Première partie de la « trilogie démoniaque » (avant Sátántangó et Les Harmonies Werckmeister), Damnation marque un tournant dans l’œuvre de Béla Tarr. L’auteur y fait son entrée dans ce qu’il nomme la part « cosmique » de son cinéma. Il abandonne les couleurs expressionnistes de son précédent opus, Almanach d’automne, et revient au noir et blanc dont il fait un élément fort de sa nouvelle esthétique. Damnation nous présente quatre personnages, des êtres solitaires et souvent veules. Ainsi, le principal d’entre eux, Karrer, ne parvient pas à conquérir son amante ni à agir pour s’enrichir, mais trahira beaucoup. Pourtant l’intrigue n’intéresse que peu Béla Tarr, il la relègue au second plan. Le décor joue désormais un rôle clé dans son cinéma, tout comme les fameux plan-séquences du film.
Nous entrons dans une sorte d’hypnose prolongée. Karrer le dit : « Je ne m’accroche à rien, mais tout s’accroche à moi ». Et sans doute est-ce, comme l’a souligné Jacques Rancière, la méthode que se donne le cinéaste : montrer un environnement qui « accroche » ses personnages. Il filme les pluies battantes, les flaques de boue, le brouillard, les murs fissurés, les terrains vagues et les plaines industrielles, des paysages dévastés. Béla Tarr invente ainsi un cinéma radicalement sensible, qui montre la déréliction d’un monde et vient hanter le spectateur avec ses charmes noirs.
- Pauline de Raymond pour la Cinémathèque Française.

Dans un paysage dévasté, Karrer vit depuis des années coupé du monde, passant son temps à contempler des bennes qui disparaissent dans le lointain et à errer sous une pluie incessante. Ses seuls liens sociaux sont un bar « Le Titanic », où il échoue chaque soir, et son patron, Willarsky.

Soy Libre

Laure Portier

FR1H182022


Cycle #21 En MargesDocumentaire

RÉSERVATION


"Arnaud, c’est mon petit frère. Un jour, je me suis rendu compte qu’il était déjà grand. Il est né là où on ne choisit pas, et cherche ce qu’il aurait dû être. Libre."

Les premières images datent de 2005. Laure filme Arnaud, son petit frère. Ils ont huit ans d’écart, et n’ont pas le même père, ils appartiennent à deux milieux différents. Sur plus d’une décennie, Soy Libre raconte la quête d’émancipation d’Arnaud, mais aussi une relation entre un frère et une sœur, faite de confrontations qui s’expriment dans et par le film. Dans le projet commun de réalisation que Laure Portier inaugure, Arnaud prend rapidement en charge ses propres images, en mesure de définir lui-même qui il est, et où il veut aller ; et si les seuls plans larges du film sont du fait d’Arnaud, cela en dit long sur le besoin d’espace et d’horizon qui le guide. Une manière de prendre le pouvoir sur sa vie, qu’il semble adresser à sa sœur autant qu’à lui-même, redonnant à la relation filmeuse-filmé une plus grande horizontalité. En retour, Laure Portier fait de Soy Libre un puissant hommage à Arnaud, à sa quête irrépressible de bonheur et de liberté
- Chloé Vurpillot, Chargée de programmation de Tënk

Arnaud, c’est mon petit frère. Un jour, je me suis rendu compte qu’il était déjà grand. Il est né là où on ne choisit pas, et cherche ce qui aurait dû être. Libre.

Adieu, plancher des vaches !

Otar Iosseliani

FR1H571999


Cycle #21 En MargesVersion restaurée

RÉSERVATION


Nicolas, fils aîné d'une famille riche sous l'emprise d'une mère redoutable femme d'affaires, passe ses journées dans la grande ville voisine. Il y travaille, loin de son milieu d'origine, comme laveur de carreaux et plongeur dans un bistrot. Parfaitement lucide sur son cercle fermé de snobs cupides, il ne remarque pas du tout la bassesse de ses nouvelles relations : commerçants, petits-bourgeois, jeunes voyous. Comment cette ville va-t-elle accueillir ce fanfaron de Nicolas, nonchalant et crédule ?

Adieu, plancher des vaches ! procure une joie intense, un sentiment d’euphorie qui persiste longtemps après la projection. Peut-être parce que ce film oublie d’en imposer et de s’imposer, qu’il laisse son spectateur libre de choisir ce qu’il veut dans la vaste fresque qui lui est proposée, libre de rêver à d’autres raccords et d’autres collisions, d’imaginer à sa guise d’autres possibles et d’autres combinaisons, libre aussi de laisser quelques données pour mieux en prendre d’autres. 
- Les Inrockuptibles

Nicolas vit dans un château régi par sa mère, une femme d’affaires autoritaire. Son père boit et joue au train électrique. Nicolas fuit chaque jour le domaine familial pour rejoindre à Paris ses amis, clochards ou voyous.

Old Joy

Kelly Reichardt

US1H162007


Cycle #21 En Marges

RÉSERVATION


Deux amis de longue date partent camper le temps d'un week-end. Les deux hommes se retrouvent rapidement confrontés aux différences qui les opposent : l'un est ancré dans la vie adulte, l'autre ne parvient pas à se défaire de la douce insouciance de sa jeunesse.

« La vie ordinaire sans la moindre vulgarité » L’HUMANITÉ
« Toute l’œuvre ultérieure de Reichardt est contenue en germe dans ce très beau film » CRITIKAT
« Kelly Reichardt, cinéaste essentielle, pour aujourd'hui et pour demain » SLATE
« Son plus beau poème » LE BLEU DU MIROIR

Deux amis de longue date partent camper le temps d’un week-end. Les deux hommes se retrouvent rapidement confrontés aux différences qui les opposent : l’un est ancré dans la vie adulte, l’autre ne parvient pas à se défaire de la douce insouciance de sa jeunesse.

Rango

Gore Verbinski

US1H402011


Cycle #21 En MargesJeunes publicsÀ partir de 10 ansVersion restaurée

RÉSERVATION


Un jour, Rango échoue par hasard dans la petite ville de Poussière, dans l'Ouest sauvage, où de sournoises créatures venues du désert font régner la terreur. Contre toute attente, notre caméléon, qui ne brille pas par son courage, comprend qu'il peut enfin se rendre utile. Dernier espoir des habitants de Poussière, Rango s'improvise shérif et n'a d'autre choix que d'assumer ses nouvelles fonctions. Affrontant des personnages plus extravagants les uns que les autres, Rango va-t-il devenir le héros qu'il se contentait jusque-là d'imiter ?

Avec les aventures de ce caméléon mégalomane, Gore Verbinski rappelle qu'il n'est pas un faiseur de blockbuster interchangeable, mais un cinéaste. Son film manie le second degré et l'ironie avec un mordant qui n'entrave jamais ni sa sincérité, ni sa bonne humeur.
- Ecran Large

Alors qu’il mène sa vie sans histoire d’animal de compagnie, Rango, caméléon peu aventurier, est en pleine crise d’identité : à quoi bon avoir des ambitions quand tout ce qu’on vous demande, c’est de vous fondre dans la masse ? Un jour, Rango échoue par hasard dans la petite ville de Poussière, dans l’Ouest sauvage, où de sournoises créatures venues du désert font régner la terreur. Contre toute attente, notre caméléon, qui ne brille pas par son courage, comprend qu’il peut enfin se rendre utile. Dernier espoir des habitants de Poussière, Rango s’improvise shérif et n’a d’autre choix que d’assumer ses nouvelles fonctions. Affrontant des personnages plus extravagants les uns que les autres, Rango va‐t‐il devenir le héros qu’il se contentait jusque‐là d’imiter ?

Les Basilischi

Lina Wertmüller

IT1H232022


Cycle #21 En MargesVersion restaurée


Antonio, fils du notaire d’une petite ville du sud de l’Italie, a 20 ans et passe ses journées à s’ennuyer avec ses amis Francesco et Sergio. Les jours s’écoulent, interminablement semblables, meublés des mêmes discussions et de la même absence d’activité. Un jour, Antonio se voit offrir la possibilité d’aller vivre à Rome où il s’inscrit à l’université. Mais de retour au pays pour une journée, il décide de ne plus repartir…

En 1963, Lina Wertmüller débute comme assistante de Federico Fellini sur . La même année, sous l’influence du maestro, elle réalise, avec une partie de son équipe, son premier long-métrage, Les Basilischi.
D’inspiration ouvertement fellinienne, cette oeuvre témoigne de la maîtrise précoce de sa réalisatrice et de sa parfaite connaissance technique. Le film recevra deux prix au 16e Festival de Locarno, la Voile d’argent et le prix Fipresci. Cette reconnaissance donnera à
Lina Wertmüller une sérieuse impulsion pour la suite de sa carrière.
Pour tourner Les Basilischi, la cinéaste se rend dans les Pouilles ainsi qu’en Basilicate, et décide de filmer les problèmes sociologiques inhérents à ce Mezzogiorno qu’elle connaît très bien. Elle montre ainsi la monotonie et l’enfermement de ses jeunes, obligés de quitter leur province pour espérer trouver un avenir meilleur. Lina Wertmüller radiographie, avec tendresse et sans misérabilisme, la jeunesse locale marquée par le provincialisme, avec ses rêves et ses ambitions souvent brisées – à l’image, avec dix ans de recul, des « petits veaux » apathiques des Vitelloni, de son maître Fellini. Le tout sur une musique d’Ennio Morricone, alors à ses débuts.
- Carlotta Films

Dans une petite ville du sud de l’Italie corsetée par des convenances d’un autre âge, trois jeunes hommes rêvent de femmes et d’amour. Mais dans cette région où il n’est pas question de désobéir à son père, les trois malheureux n’ont pas beaucoup d’occasions de rencontres avec le beau sexe. Seuls la sieste et leurs bavardages leur permettent d’échapper au désoeuvrement. Aussi rêvent-ils d’autres horizon. C’est alors que l’un d’eux part pour Rome. A son retour, il raconte à ses compagnons ses incroyables aventures nocturnes. Premier film d’une réalisatrice italienne imprégnée de néo-réalisme, « I basilischi » est une véritable curiosité, servie par un superbe noir et blanc, une narration chorale et la musique de Morricone.

Le Pigeon

Mario Monicelli

IT1H451959


Cycle #21 En MargesVersion restaurée

RÉSERVATION


Cosimo se fait arrêter par la police alors qu'il tente de dérober une voiture. Pour sortir de prison plus rapidement, il demande à ses complices extérieurs de lui trouver un "pigeon", quelqu'un qui prendra sa place derrière les barreaux. C'est Pepe, boxeur à la manque, qui se présente au directeur de la prison pour clamer sa culpabilité; mais celui-ci décide de les coffrer tous les deux. Abusé par une ruse, Cosimo révèle à Pepe les détails de son prochain coup, infaillible, qu'il se réserve pour sa sortie. Mais Pepe sort plus tôt que prévu et organise le casse avec les complices de Cosimo...

Une bande de branquignols se met en tête d'organiser le cambriolage du Mont de Piété, forcément foireux. Au-delà de la cocasserie, le film reflète le climat d'amertume et d'échec qui sera la marque de la comédie italienne et son refus du miracle économique. Les interprètes s'y donnent de savoureuses répliques et campent des personnages aussi drôles que pittoresques. Artisans d'un fiasco flamboyant, ces clowns pitoyables contribuent à la magie de cette œuvre charnière, inspirant autant Louis Malle pour Crackers que Bob Fosse à Broadway pour Big Deal.
- La Cinémathèque Française.

Cosimo se fait arrêter par la police alors qu’il tente de dérober une voiture. Pour sortir de prison plus rapidement, il demande à ses complices extérieurs de lui trouver un « pigeon », quelqu’un qui prendra sa place derrière les barreaux. C’est Pepe, boxeur à la manque, qui se présente au directeur de la prison pour clamer sa culpabilité ; mais celui-ci décide de les coffrer tous les deux. Abusé par une ruse, Cosimo révèle à Pepe les détails de son prochain coup, infaillible, qu’il se réserve pour sa sortie. Mais Pepe sort plus tôt que prévu et organise le casse avec les complices de Cosimo…

Laurel et Hardy Délires à deux

Charley Rogers, Lloyd French

55 min2021


Cycle #21 En MargesÀ partir de 5 ansJeunes publicsVersion restaurée

RÉSERVATION


Un programme de trois courts métrages des deux célèbres compères :

Les Bricoleurs (Hog Wild)
James Parrot - Etats-Unis - 1930 - 16 min
Sommé par sa femme d'installer enfin l'antenne radio, Hardy escalade une échelle pour monter sur le toit et c'est le début d'une série de catastrophes…

Les Bons Petits Diables (Brats)
James Parrot - Etats-Unis - 1930 - 20 min
Laurel et Hardy se retrouvent à garder deux enfants qui ne sont autres que leurs exactes répliques en taille réduite, et doués du même talent pour semer le chaos dans la maison !

Les Menuisiers (Busy Bodies)
Lloyd French - Etats-Unis - 1933 - 19 min
Voici Laurel et Hardy travaillant comme menuisiers dans une scierie… tous aux abris !

Comme Charlot, Laurel et Hardy font partie de ces personnages de cinéma qu’on peut connaître sans avoir vu les films dans lesquels ils apparaissent, tant leur duo fait partie de l’imaginaire collectif, composé d’un « gros » et d’un « petit ». Cette ressortie est donc l’occasion précieuse de (re)découvrir leur œuvre burlesque et comique non seulement en images mais également, pour cet ensemble de trois courts intitulé Délires à deux, en sons ! Le public, conquis à la fin des années 1920 grâce à leurs courts métrages muets, va en effet découvrir la voix des personnages et un univers enrichi de gags sonores : berceuse entonnée avec une voix de fausset par Laurel, effets des coups, accidents et autres chutes surenchéris par le son des briques qui s’écroulent ou du plafond éventré, ou encore coup de klaxon qui détruit littéralement l’échelle escaladée par Hardy tandis qu’il installe… la radio ! C’est dire si le son tient une place de choix dans ces trois films qui multiplient également les trouvailles visuelles, comme dans Les Bons Petits Diables où les « enfants » ne sont autres que des répliques de Laurel et Hardy en taille réduite. Ou encore dans Les Bricoleurs, qui nous montre le passage de Hardy dans les boyaux de la scierie où il travaille comme menuisier, quelques années avant que Charlot ne se retrouve pris dans les engrenages de l’usine des Temps modernes (1936). À bien des égards donc, une très belle (re)découverte à savourer en famille !

Programme de trois courts métrages sonores : Prenez garde au lion, Les Bricoleurs et Laurel et Hardy menuisiers.

Wanda

Barbara Loden

US1H422015


Cycle #21 En MargesVersion restaurée

RÉSERVATION


Wanda Goronski ne supporte plus le milieu misérable où elle vit. Renvoyée de l'usine où elle était employée, elle décide de quitter, son mari mineur et leurs deux enfants, sans se retourner. Commence une errance à travers la ville où Wanda, sans la moindre ressource, finit par s'accrocher à Norman Dennis, un minable commis-voyageur qui arrondit ses fins de mois en volant. Bien que Norman se montre brutal à son égard, Wanda accepte à contrecoeur de le suivre dans sa vie de rapine.

"Barbara Loden, comme on parle d’écriture blanche en littérature, a un filmage blanc, d’où naît soudain l’émotion, crue, à vif. C’est en cela que son style se distinguerait de celui de Cassavetes, qui fait plutôt dans le psychodrame. Dans 50 ans de cinéma américain, Jean-Pierre Coursodon et Bertrand Tavernier écrivent : « Wanda est un film où l’on a froid, où une gifle fait mal longtemps, où l’on a peur d’oublier l’ordre qu’on vous donne. » Wanda est bien cela, un cri de désespoir muet, un autoportrait d’autant plus violent qu’il est retenu, un portrait de femme angoissé et sans concession, une description accablée des exclus du capitalisme."
- Les Inrockuptibles

Ça commence dans un coron, intérieur sordide. Une femme vautrée sur un canapé. Un bébé pleure. Elle n’en a cure. C’est Wanda. Un peu plus loin, elle erre sur un terril, des bigoudis pleins la tête, à moitié nue, sale. Elle ne dit rien, on ne sait pas où on est, elle ne fait rien. Elle boit. Les enfants, peu importe. Son mari divorce, peu importe. Elle se fait virer, peu importe. Elle se fait payer un verre par un inconnu et se rhabille maladroitement dans un motel miteux. Et puis elle rencontre un braqueur barré et le film tourne au road movie filmé par un Cassavetes au féminin….

Tout le monde aime Jeanne

Céline Devaux

FR1H352022


Cycle #21 En Marges

RÉSERVATION


Tout le monde a toujours aimé Jeanne. Aujourd’hui, elle se déteste. Surendettée, elle doit se rendre à Lisbonne et mettre en vente l’appartement de sa mère disparue un an auparavant. À l’aéroport elle tombe sur Jean, un ancien camarade de lycée fantasque et quelque peu envahissant.

Inventeuse au creux de la vague, Jeanne dérive. Jusqu’à ce qu’elle rencontre le fantasque Jean… Un premier film attachant, entre blues et fantaisie.
- Télérama

Tout le monde a toujours aimé Jeanne. Aujourd’hui, elle se déteste. Surendettée, elle doit se rendre à Lisbonne et mettre en vente l’appartement de sa mère disparue un an auparavant. A l’aéroport elle tombe sur Jean, un ancien camarade de lycée fantasque et quelque peu envahissant.