Dracula

Un acteur incarnant Dracula dans un restaurant de Transylvanie s’enfuit de la représentation, poursuivi par les clients et les propriétaires désireux de tuer le « vampire ». Parallèlement, un jeune cinéaste met sa créativité à l’épreuve des possibilités illimitées d’une fausse IA, créant un mélange surprenant d’histoires diverses, d’hier et d’aujourd’hui, sur le mythe originel de Dracula.

Dans la fiction du cinéaste roumain, en lice pour le Léopard d’or, un scénariste teste différents récits de vampire à l’aide de l’intelligence artificielle. Une tragi-comédie excessive, hilarante et désespérée.
-Le Monde

L’Arbre de la connaissance

Eugène Green

FR1H402025


Cycle #26 AnimalitésSortie nationale


Gaspar, un adolescent de Lisbonne, tombe entre les mains de L’Ogre, un homme ayant fait un pacte avec le Diable. Il utilise le garçon pour attirer des touristes qu’il transforme en animaux pour les manger. Gaspar s’échappe avec un chien et une ânesse dont il va tomber amoureux…

"L’Arbre de la Connaissance est en somme une œuvre nécessaire. Elle déroute par son apparente simplicité, son refus du réalisme conventionnel et sa fabrique d’un monde où le merveilleux côtoie la satire la plus mordante. Mais c’est précisément dans cette étrangeté assumée que réside sa force. Face au déferlement d’images standardisées et violentes, le cinéma d’Eugène Green est un acte de foi, un pari sur la capacité de l’art à réenchanter le monde par la seule puissance de la parole et de la beauté. Un film bouclier contre l’effondrement."
Olivier Bombarda pour Bande à part

Gaspar, un adolescent de Lisbonne, tombe entre les mains de L’Ogre, un homme ayant fait un pacte avec le Diable. Il utilise le garçon pour attirer des touristes qu’il transforme en animaux pour les manger. Gaspar s’échappe avec un chien et une ânesse dont il va tomber amoureux…

Pédale Rurale

Antoine Vazquez

FR1H242026


Sortie nationale


Benoît vit en Dordogne, à quelques kilomètres du village où il a grandi. Il a construit son paradis à l’abri des regards, s’est émancipé à sa manière, seul, dans la nature, avec ses couleurs. Il a trouvé ses manières de résister, de s’affranchir des stigmates du passé pour continuer à habiter le territoire de son enfance. Sur le chemin qu’il est parvenu à ouvrir, il reste des ronces qui continuent à le blesser. Alors ensemble on avance, on défriche parce que nos histoires résonnent, parce qu’on s’est trouvé. Et puis, avec les autres queers du coin, on décide d’organiser une Pride, parce qu’il est temps de sortir du bois, de prendre l’espace qu’on n’a jamais eu, pour se célébrer, se réparer et enfin ouvrir une voie.

Il se dégage de ce documentaire deux sentiments. La joie — celle qu’on éprouve en étant niché·e dans un refuge — et l’admiration : devant la beauté des confidences, comme devant le parcours de Benoît, qui, d’abord isolé et terrifié par la politisation de son homosexualité, devient peu à peu moteur. Du refuge, on retient celui de la maison de Benoît, ceinturée de verdure, et l’autre — celui qu’il se recrée au sein d’une communauté choisie. Cette communauté regroupe les queers du coin, les pédales rurales et lesbiennes des champs, que l’on suit tout au long du film œuvrer à l’organisation de la première Pride de Dordogne. Avec tout ce que cela implique : convaincre les élu·es, dépasser sa peur — et les peurs — dans des territoires où l’homosexualité reste bien souvent au placard.
Un documentaire très émouvant, mais aussi passionnant par sa forme. Son réalisateur, Antoine Vazquez, personne concernée, se met en scène pour raconter, en toile de fond, l’amitié qui le lie à Benoît, mais aussi pour faire écho à son propre parcours : lui-même a grandi dans le Béarn. Quand faire un film devient aussi une manière de réparer.
-Cécile Becker, membre du Conseil de programmation

Benoît a construit son paradis à l’abris des regards, s’est émancipé à sa manière, résolu à faire face aux contraintes d’un espace qui, dans les imaginaires, entre en confit avec son identité. La campagne. Un jour, lui et d’autres queers du coin décident d’organiser la première Pride du Périgord vert, parce ce qu’il est temps de sortir du bois, de prendre l’espace pour se célébrer, se réparer et enfin ouvrir une voie.

Bel ami

Jun Geng

CN1H572026


Sortie nationale


Le Ciné-Club de Diaspora (collectif antiraciste décolonial queer) est un lieu pour se voir, se rencontrer et lutter ensemble. À travers les mots et les images, nos voix racisées se tissent, se réinventent, se visibilisent. Chaque projection devient un acte de mémoire, de résistance et de solidarité partagée.

Dans une petite ville froide et désolée du nord-est de la Chine, une galerie de personnages homosexuels excentriques sont à la recherche de l’amour ou d’autres connexions. Un homme marié pris au piège fait son coming-out auprès d’un jeune coiffeur. Un couple de lesbiennes recrute un coiffeur gay comme donneur de sperme, puis installe des caméras de surveillance pour surveiller ses moindres faits et gestes. Un restaurateur rêve de réunir tous les gays de la ville… Langage codé, rendez-vous clandestins et clubs secrets constituent le quotidien de tous ces êtres.

Dans cette savoureuse comédie dramatique, Jun Geng stylise le quotidien de personnages solitaires en quête de lien avec un humour noir mordant, tout en offrant un manifeste irrévérencieux sur les conventions sociales de la société chinoise. Des scènes hilarantes et absurdes parcourent toute la gamme des romances, des ruptures aux flirts, en passant par le grand amour et l’inévitable « troisième roue du carrosse ». Filmé dans un superbe noir et blanc, Bel Ami offre un panorama touchant d’êtres en marge à la recherche du bonheur. Censuré en Chine, ce bijou insolite a remporté trois prix majeurs aux prestigieux Taipei Golden Horse Awards : Meilleur acteur pour Zhang Zhiyong, Meilleure Photographie et Meilleur Montage – Festival Chéries Chéris

La projection sera suivie d’un débat

Tarif normal : 9 €
Tarif réduit : 5 €

Dans une ville chinoise moyenne figée dans le temps, un homme d’âge mûr trouve l’amour et choisit de le vivre au grand jour. Quelques rues plus loin, un couple de femmes cherche un homme que l’une d’entre elle pourrait épouser pour donner naissance à un enfant. Derrière ces deux histoires d’amour, la passion s’entremêle à la confusion identitaire, bousculant les normes et les silences d’une société marquée par les dogmes du communisme.

L’Arbre de la connaissance

Gaspar, un adolescent de Lisbonne, tombe entre les mains de L’Ogre, un homme ayant fait un pacte avec le Diable. Il utilise le garçon pour attirer des touristes qu’il transforme en animaux pour les manger. Gaspar s’échappe avec un chien et une ânesse dont il va tomber amoureux…

« L’Arbre de la Connaissance est en somme une œuvre nécessaire. Elle déroute par son apparente simplicité, son refus du réalisme conventionnel et sa fabrique d’un monde où le merveilleux côtoie la satire la plus mordante. Mais c’est précisément dans cette étrangeté assumée que réside sa force. Face au déferlement d’images standardisées et violentes, le cinéma d’Eugène Green est un acte de foi, un pari sur la capacité de l’art à réenchanter le monde par la seule puissance de la parole et de la beauté. Un film bouclier contre l’effondrement. »
Olivier Bombarda pour Bande à part

Bel ami

Le Ciné-Club de Diaspora (collectif antiraciste décolonial queer) est un lieu pour se voir, se rencontrer et lutter ensemble. À travers les mots et les images, nos voix racisées se tissent, se réinventent, se visibilisent. Chaque projection devient un acte de mémoire, de résistance et de solidarité partagée.

Dans une petite ville froide et désolée du nord-est de la Chine, une galerie de personnages homosexuels excentriques sont à la recherche de l’amour ou d’autres connexions. Un homme marié pris au piège fait son coming-out auprès d’un jeune coiffeur. Un couple de lesbiennes recrute un coiffeur gay comme donneur de sperme, puis installe des caméras de surveillance pour surveiller ses moindres faits et gestes. Un restaurateur rêve de réunir tous les gays de la ville… Langage codé, rendez-vous clandestins et clubs secrets constituent le quotidien de tous ces êtres.

Dans cette savoureuse comédie dramatique, Jun Geng stylise le quotidien de personnages solitaires en quête de lien avec un humour noir mordant, tout en offrant un manifeste irrévérencieux sur les conventions sociales de la société chinoise. Des scènes hilarantes et absurdes parcourent toute la gamme des romances, des ruptures aux flirts, en passant par le grand amour et l’inévitable « troisième roue du carrosse ». Filmé dans un superbe noir et blanc, Bel Ami offre un panorama touchant d’êtres en marge à la recherche du bonheur. Censuré en Chine, ce bijou insolite a remporté trois prix majeurs aux prestigieux Taipei Golden Horse Awards : Meilleur acteur pour Zhang Zhiyong, Meilleure Photographie et Meilleur Montage – Festival Chéries Chéris

La projection sera suivie d’un débat

Tarif normal : 9 €
Tarif réduit : 5 €

Pédale Rurale

Benoît vit en Dordogne, à quelques kilomètres du village où il a grandi. Il a construit son paradis à l’abri des regards, s’est émancipé à sa manière, seul, dans la nature, avec ses couleurs. Il a trouvé ses manières de résister, de s’affranchir des stigmates du passé pour continuer à habiter le territoire de son enfance. Sur le chemin qu’il est parvenu à ouvrir, il reste des ronces qui continuent à le blesser. Alors ensemble on avance, on défriche parce que nos histoires résonnent, parce qu’on s’est trouvé. Et puis, avec les autres queers du coin, on décide d’organiser une Pride, parce qu’il est temps de sortir du bois, de prendre l’espace qu’on n’a jamais eu, pour se célébrer, se réparer et enfin ouvrir une voie.

Il se dégage de ce documentaire deux sentiments. La joie — celle qu’on éprouve en étant niché·e dans un refuge — et l’admiration : devant la beauté des confidences, comme devant le parcours de Benoît, qui, d’abord isolé et terrifié par la politisation de son homosexualité, devient peu à peu moteur. Du refuge, on retient celui de la maison de Benoît, ceinturée de verdure, et l’autre — celui qu’il se recrée au sein d’une communauté choisie. Cette communauté regroupe les queers du coin, les pédales rurales et lesbiennes des champs, que l’on suit tout au long du film œuvrer à l’organisation de la première Pride de Dordogne. Avec tout ce que cela implique : convaincre les élu·es, dépasser sa peur — et les peurs — dans des territoires où l’homosexualité reste bien souvent au placard.
Un documentaire très émouvant, mais aussi passionnant par sa forme. Son réalisateur, Antoine Vazquez, personne concernée, se met en scène pour raconter, en toile de fond, l’amitié qui le lie à Benoît, mais aussi pour faire écho à son propre parcours : lui-même a grandi dans le Béarn. Quand faire un film devient aussi une manière de réparer.
-Cécile Becker, membre du Conseil de programmation

Que ma volonté soit faite

RENCONTRE AVEC LA RÉALISATRICE DE DIMANCHE 8 FÉVRIER À 17H ––

La jeune Nawojka, qui vit avec son père et ses frères dans la ferme familiale, cache un terrible secret : un pouvoir monstrueux, qu’elle pense hérité de sa défunte mère, s’éveille chaque fois qu’elle éprouve du désir. Lorsque Sandra, une femme originaire du coin, revient au village, Nawojka est fascinée et ses pouvoirs se manifestent sans qu’elle ne puisse plus rien contrôler.

⚠ TW : violences masculines et sexistes vs. female rage. A votre avis, qui gagne ?

Hasard du calendrier, le film de Julia Kowalski sort en plein cycle thématique Female Rage. Et cette rage, portée dans ses gènes par Nawojka, en est une sacrée. Aucun contrôle, aucune limite : elle flirte même avec le diable. Cette rage a une politique, celle de la terre brûlée. En mêlant une critique profonde des violences sexistes et sexuelles, ce que les femmes et les minorités portent en elles et malgré elles, une immersion dans la ruralité (ce que le cinéma français peine toujours à faire avec justesse) et un condensé très réussi des codes indé et de la sous-culture, Julia Kowalski frappe très très fort.

Séance spéciale le dimanche 8 février à 17h00, rencontre avec Julia Kowalski à l’issue de la projection

My Stolen Planet

Née durant la révolution islamique iranienne en 1979, Farah réalise à sept ans qu’elle vit sur deux planètes : celle de l’Ayatollah, et l’autre, cachée, où elle ose être elle-même. À l’achat d’une caméra, son monde évolue, alimenté de danse, de joie. Elle y ajoute des enregistrements et des archives 8 mm abandonnées par les familles en exil afin de créer une histoire alternative de l’Iran. Forcée à l’exil, la cinéaste entame une résistante intime et politique contre l’oubli, aussi motivée par la maladie d’Alzheimer de sa mère. Sa connexion avec Leyla, une professeure iranienne qui a quitté l’Iran pendant la révolution, donne un nom et une histoire à l’un des visages de ses archives. À l’automne 2022, le soulèvement « Femmes, Vie, Liberté » devient un tournant dans la vie de Farah, ainsi que dans celle de nombreux Iraniens.

Née durant la révolution islamique iranienne en 1979 et forcée à l’exil fin 2022, Farah devenue cinéaste entame une lutte contre la perte des souvenirs sous forme de journal intime. Une résistante intime et politique contre l’oubli, aussi motivée par la maladie d’Alzheimer de sa mère. Sa connexion avec Leyla, une professeure iranienne qui a quitté l’Iran pendant la révolution, donne un nom et une histoire à l’un des visages de ses archives.
-Contre jour

La séance du 31 Janvier à 19H30 sera présentée par Afsaneh Chehrehgosha de l’association Strass’Iran
Avec le soutien du collectif 50/50

Room Temperature

Comme chaque année pour Halloween, une famille transforme sa propriété en maison hantée. Le père s’obstine à rendre l’attraction la plus effrayante possible, peu importe les conséquences.

Sous le soleil de la Californie, une famille entreprend de transformer son joli pavillon en sombre décor de film d’horreur… Inspirés par cette tradition américaine méconnue des « home haunts », les réalisateurs jouent à en déjouer les mécanismes. La cocasserie de la situation se heurte ainsi à une mise en scène statique, le kitsch spectaculaire des effets spéciaux sanglants bricolés à la maison débouche sur un crime qu’on ne voit pas venir.
-Télérama

Queerpanorama

Un homme se glisse dans la peau de chacun de ses amants, s’appropriant leur personnalité au gré de ses rencontres. Ce n’est qu’en devenant un autre qu’il parvient à être pleinement lui-même.

Jun Li brosse moins la fresque panoramique de la jeune génération queer – promesse déceptive énoncée par le titre de son film – que le portrait pointilliste d’un personnage à l’identité mouvante. L’ambition esthétique de Queerpanorama trouve son expression dans une mise en scène à l’os: découpage réduit à sa plus simple expression, noir et blanc contrasté, dialogues sotto voce. Une forme minimaliste à l’aune des aspirations du héros: « Manger beaucoup, baiser, aller au cinéma. » Un insatiable appétit de « bouffe », de sexe, de mots et d’images contre un monde fou car déraisonnable à la (mauvaise) santé duquel trinquent ces affamés qu’on peut croiser chez Hong Sang-soo ou Éric Rohmer. Une nécessaire célébration de l’amour charnel comme réinvention de soi.
-Boris Szames pour Trois couleurs

Interdit aux moins de 12 ans

Trans Memoria

Victoria remonte le temps pour comprendre ce qui la définit en tant que femme et se confronte alors au deuil de son amie Meril. Le film devient un espace pour partager sa douleur et les souvenirs de son opération avec Athena et Aamina, elles-mêmes au début de leur propre parcours chirurgical. En retournant en Thaïlande, elles partent à la recherche des fantômes du passé et d’un futur meilleur.

Difficile de trouver les mots justes devant ce film sans utiliser le « je ». Une fois n’est pas coutume. J’ai découvert ce film au festival EntreVues à Belfort, sans être préparée à ce que j’allais voir, uniquement guidée par cette nécessité : un documentaire écrit et réalisé par une personne concernée sur des sujets peu montrés sur grand écran – c’est encore trop rare. Car Victoria Verseau réalise ici un film sur son parcours de réassignation sexuelle et le suicide d’une de ses amies, Meril – une personne transfem. Elle revient sur les lieux qui ont scellé leur amitié : un hôtel thaïlandais où elles ont toutes les deux vécu ce moment décisif, et est accompagnée par deux de ses amies qui entament, elles, leur propre parcours chirurgical. Et de chirurgical, il y a tout : les natures mortes filmées avec distance qui racontent l’inconnu, les choses qu’on laisse advenir et celles qu’on laisse pourrir sur le côté ; l’espace froid, glacial même, vide et déshumanisé ; les paysages désolés ; ses archives personnelles, en selfie, où la réalisatrice se retrouve face à elle-même (glaçant). Victoria se raconte (de manière très explicite), montre les traces qu’elle a accumulées au cours de son hospitalisation, parle de cette amie morte en cherchant à comprendre son geste, en rassemblant des indices sur son histoire et sa disparition – le traitement de la société à l’encontre des personnes trans étant l’une des causes directes. Ce n’est pas un film léger (le monde réservé aux personnes minorisées l’est-il ?) Il est probable que vous restiez collé·es à votre siège. Il est probable que vous vous interrogiez. Et c’est là donc, toute la nécessité de ce film.
L’avis du GNCR (Groupement national des cinémas de recherche)
Cécile Becker – membre du Conseil d’administration du GNCR

⚠ TW : le film contient des scènes explicites revenant sur la chirurgie de réassignation vécue par la réalisatrice. Ces images peuvent être éprouvantes pour certaines personnes. De plus, la réalisatrice évoque une histoire personnelle relative au suicide.

La séance du 25.11 à 20H30 sera présentée et suivie d’un débat avec les membres de l’OST (Organisation Solidarité Trans) dans le cadre du ciné-club Les Écrans Transpédégouines. Plus d’informations ici.

Soundtrack to a Coup d’Etat

Jazz, politique et décolonisation s’entremêlent dans ce grand huit historique qui révèle un incroyable épisode de la guerre froide. En 1961, la chanteuse Abbey Lincoln et le batteur Max Roach, militants des droits civiques et figures du jazz, interrompent une session du Conseil de sécurité de l’ONU pour protester contre l’assassinat de Patrice Lumumba, Premier ministre du Congo nouvellement indépendant. Dans ce pays en proie à la guerre civile, les sous-sols, riches en uranium, attisent les ingérences occidentales. L’ONU devient alors l’arène d’un bras de fer géopolitique majeur et Louis Armstrong, nommé “Ambassadeur du Jazz », est envoyé en mission au Congo par les États-Unis, pour détourner l’attention du coup d’État soutenu par la CIA…

On ressort les manuels d’histoire ! À la page « Indépendance et construction des nouveaux États », au programme de première. S’il est acquis depuis longtemps que la Belgique a commis les pires atrocités au Congo dans les années soixante, le regard que porte le documentaire « Soundtrack to a Coup d’État » sur la période est assez nouveau. -France Inter

Maman déchire

Emilie fait un film pour tenter de saisir le plus grand mystère de l’univers : sa mère, Meaud. Enfant brisée, mère punk, grand-mère géniale, féministe spontanée, elle fascine autant qu’elle rend dingue. Une odyssée intime, un voyage dans le labyrinthe de la psyché.

A bout de souffle

En rebond avec la sortie du film, qui raconte le tournage d’À bout de souffle, Nouvelle Vague de Richard Linklater le 8 octobre 2025, à retrouver chez nos voisins du Star, nous vous proposons de redécouvrir le premier film de Jean-Luc Godard en projection pellicule 35mm (trop classe, non ?).

Marseille, un mardi matin. Michel Poiccard vole une voiture de l’U.S. Army et prend la route nationale en direction de Paris. Énervé par une 2CV qui n’ose pas dépasser un camion, Michel double en plein virage et se fait prendre en chasse par un motard. Paniqué, il abat le policier d’un coup de revolver et s’enfuit. Le lendemain, en arrivant à Paris, Michel retrouve une jeune étudiante américaine, Patricia, avec laquelle il a une liaison amoureuse libre. Elle veut devenir journaliste et, pour pouvoir financer ses études à la Sorbonne, vend le New York Herald Tribune sur les Champs-Élysées…

Le premier Godard est d’abord un hommage aux petits polars secs importés de Hollywood. Mais l’essentiel est ailleurs : dans « le renouvellement du style cinématographique », comme on disait dans Radio-Cinéma, l’ancêtre de Télérama. « JLG », et lui seul, marqua à ce point son territoire : montage, bande-son. Ce grand coup de neuf demeure un moment de rupture.
-Télérama

Kontinental ’25

Orsolya est huissière de justice à Cluj, en Transylvanie. Elle doit un jour expulser un sans-abri qui vit dans le sous-sol d’un immeuble du centre-ville transformé en hôtel de luxe. Un événement inattendu la met brusquement face à ses contradictions.

Le nouveau film de Radu Jude est un engin redoutable, complètement fauché et radicalement percutant. S’y racontent les grands mouvements de la Roumanie contemporaine à travers la crise introspective d’une héroïne bien de son époque. -Troiscouleurs.fr