Othello

En 1951, quatre ans après la sortie de Macbeth, Orson Welles réalise sa deuxième adaptation d’une tragédie de Shakespeare. Dans Othello, récompensé par la Palme d’or au Festival de Cannes, le réalisateur américain interprète lui-même le rôle du célèbre général maure, victime des manipulations de son perfide lieutenant, Iago.

À Venise, des noces ont lieu en secret entre le Maure Othello, général vénitien estimé par ses pairs, et la belle Desdémone, fille du sénateur Brabantio. Au fond de l’église, deux hommes se tiennent en retrait : il y a là Iago, l’officier d’Othello qui voue à son supérieur une haine incommensurable, et Roderigo, amoureux éperdu de Desdémone.

Séance présentée par Julien Roide, secrétaire général de l’OnR, séance en rebond de l’opéra Otello de Giuseppe Verdi présenté à Mulhouse et Strasbourg du 29 octobre au 18 novembre.

Tarifs habituels, Tarif réduit sur présentation d’une réservation ou d’un billet de spectacle Otello

Street Fighter – L’ultime combat

Le Nanar du dimanche revient avec une adaptation de jeu vidéo, terreau fertile, comme chacun·e sait, de nombreux et très beaux nanars. Au programme : montagnes de muscles, vilains très très vilains et sauvetage du monde en règle !

En Asie du Sud-Est, le Général Bison menace de faire éclater une Guerre Mondiale si on ne lui accorde pas 20 milliards de dollars, en échange de la vie de 63 membres des nations alliées qu’il a pris en otage. Pour stopper ces plans, le colonel William Guile s’organise de son côté…

10 000 dollars de cocaïne chaque semaine pour la consommation personnelle de Jean-Claude Van Damme, Raul Julia, atteint d’un cancer en phase terminale, qui livre une performance mémorable, un script sans queue ni tête largué sur le bureau d’acteurs qui n’ont jamais joué à Street Fighter de leur vie et une galerie de personnages très très haut en couleurs qui oscillent entre l’encéphalogramme plat et le surjeu le plus total… C’est la recette de cette adaptation quasi universellement détestée du jeu vidéo Street Fighter II. Après avoir appliqué une bonne couche de pommade nostalgique sur vos yeux, on vous promet que c’est presque un bon divertissement !

Plus de détails sur l’animation de la séance très prochainement !

Gendernauts – Eine Reise durch die Geschlechter

Avec pour guide Sandy Stone, artiste et théoricienne universitaire transgenre, le film retrace la vie d’un groupe de personnes transgenres et intersexuées de San Francisco, au tournant du millénaire. La narration est ponctuées d’entretiens avec Susan Stryker, Stafford ou Max Wolf Valerio, pionnier·ères du mouvement trans des années 90, qui développent les thèmes qui émergent dans les séquences du quotidien.

Avec Elfi Mikesch (What Shall We Do Without Death? – Augenblick 2023) à la caméra, ce film culte de la communauté trans, témoigne d’une époque d’euphorie, d’affirmation militante et d’expérimentation. Il montre les changements sociaux et pratiques qu’il faut s’imposer quand on veut vivre comme on l’entend, en marge des identités de genre traditionnelles.

Séance présentée par la programmatrice Borjana Gaković

Genderation

Plus de vingt ans après Gendernauts, Monika Treut retourne en Californie voir les protagonistes de son film queer révolutionnaire. En 1999, tous étaient les pionniers du mouvement trans et vivaient à San Francisco. Aujourd’hui, à 50 ou 80 ans, presque aucun.e n’a plus les moyens de vivre en ville. Entre sexualité, politique, art, écologie et féminisme, l’énergie des gendernautes et de leurs partisans est intacte. Mais comment ont-ils et ont-elles vieilli? Et que deviennent les projets utopiques d’autrefois ?

Film étonnant sur les stars américaines de la planète transgenre des années 70-80, Genderation jette bien sûr un regard en arrière, mais met aussi en lumière la résistance créative à la fin de la première ère Trump, dans une société devenue réactionnaire.

Séance présentée par la programmatrice Borjana Gaković.

Annette

Le TnS et le Cosmos lancent cette saison 25-26 un cycle de projections spéciales, intitulé Dialogue et qui met à l’honneur les croisements du théâtre et du cinéma. Comment le cinéma inspire les metteur·ses en scène de théâtre aujourd’hui ? Quel dialogue ces artistes entretiennent avec les films de cinéma ? Quel film en particulier, récent ou passé, les nourrit en ce moment ? 

Pour cette première séance, c’est la directrice du TNS, Caroline Guiela Nguyen qui s’est frottée à l’exercice. Elle a choisi Annette de Leos Carax.

Los Angeles, de nos jours. Henry est un comédien de stand-up à l’humour féroce. Ann, une cantatrice de renommée internationale. Ensemble, sous le feu des projecteurs, ils forment un couple épanoui et glamour. La naissance de leur premier enfant, Annette, une fillette mystérieuse au destin exceptionnel, va bouleverser leur vie.

Séance présentée et suivie d’un échange avec Caroline Guiela Nguyen

tarifs habituels 
Tarif réduit pour les abonné·es du TNS sur présentation de leur abonnement papier ou numérique


Dans le parcours de programmation Dialogue, le TnS et le Cosmos inviteront des artistes à choisir un film avec lequel il ou elle a envie de dialoguer, un film qui met en mouvement sa réflexion ou qui nourrit son travail du moment. Ce film projeté en séance spéciale sera suivi d’un échange avec l’artiste invité·e et Juliette Alexandre, collaboratrice artistique au TnS qui pense les liens entre théâtre et cinéma.

Cette saison, ce sont Caroline Guiela Nguyen, Laurène Marx, Vimala Pons et Océan qui vous donnent rendez-vous au Cosmos pour découvrir un film et ouvrir une porte sur la fabrique de leur art.

Derniers jours à Shibati

En présence du réalisateur.

Shibati, le dernier vieux quartier de la plus grande ville de Chine Chongqing, est sur le point de disparaître. Zhou Hong, le petit prince des ruelles animées du quartier, et Mme Xue Lian, extraordinaire marraine des travailleurs migrants, vivent depuis toujours à Shibati. Ils doivent partir vers l’une des milliers de tours anonymes de la banlieue lointaine.

Techqua Ikachi, la terre – ma vie

Séance présentée et suivie d’une rencontre avec la réalisatrice !

Techqua Ikachi (1989) est un voyage unique dans l’histoire des Hopi en Arizona, aux Etats-Unis. Depuis les années 1960, James Danaqyumptewa et sa communauté amérindienne tentent de conserver une trace de leurs traditions en filmant leur mode de vie et les cérémonies emblématiques de leur culture. Le film montre leurs difficultés face au pouvoir colonial, leur adaptation aux enjeux écologiques de la région et témoigne de la scission de leur peuple pour survivre. Faisant écho à l’actualité du 21ème siècle, cette œuvre collective de l’activiste Hopi James Danaqyumptewa à l’initiative du projet, de la réalisatrice Anka Schmid et de l’artiste Agnes Barmettler nous transporte au plus près de cette communauté grâce aux prises de vue Super 8 historiques et aux séquences créées par ce trio d’auteurs.

La séance sera présentée par Charlotte Ducos, fondatrice de l’association Loreley Films (Bâle) qui fait redécouvrir des films de réalisatrices oubliées du 20e siècle et transmet cet héritage aux spectateurices d’aujourd’hui.

La séance sera suivie d’une rencontre avec la réalisatrice Anka Schmid !

Animal

Animal, de la réalisatrice grecque Sofia Exarchou, en lice pour le Prix Lux du Public 2025 !

Sous le soleil brûlant d’une île grecque, les animateurs d’un hôtel all-inclusive menés par la charismatique Kalia se préparent pour la saison. Décors en carton-pâte, costumes pailletés et spectacles de danse envahissent la scène. À mesure que l’été avance, la pression augmente, les nuits s’enchaînent, et les démons de Kalia se réveillent. Lorsque les projecteurs s’allument, the show must go on… mais cela a-t-il toujours un sens pour elle ?

Les 5 films qui concourent au Prix Lux 2025 ont été annoncés en septembre 2024 : Animal, de la réalisatrice grecque Sofia Exarchou, Dahomey, de la réalisatrice française Mati Diop, Flow, du réalisateur letton Gints Zilbalodis, Intercepted, de la réalisatrice canado-ukrainienne Oksana Karpovych et Julie se tait (Julie Keeps Quiet) du réalisateur belge Leonardo van Dijl. Ces 5 films passeront au cinéma Le Cosmos dans le cadre d’un partenariat avec le Parlement européen à Strasbourg et Bruxelles.

La séance sera présentée et suivie d’un débat avec la salle animé par l’équipe du cinéma.

Projection gratuite sur réservation, attention : places limitées.

Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau

PROJECTION GRATUITE SUR INSCRIPTION – DANS LE CADRE DU PRIX LUX DU PUBLIC 2025

Un chat se réveille dans un univers envahi par l’eau où toute vie humaine semble avoir disparu. Il trouve refuge sur un bateau avec un groupe d’autres animaux. Mais s’entendre avec eux s’avère un défi encore plus grand que de surmonter sa peur de l’eau ! Tous devront désormais apprendre à surmonter leurs différences et à s’adapter au nouveau monde qui s’impose à eux.

Les 5 films qui concourent au Prix Lux 2025 ont été annoncés en septembre 2024 : Animal, de la réalisatrice grecque Sofia Exarchou, Dahomey, de la réalisatrice française Mati Diop, Flow, du réalisateur letton Gints Zilbalodis, Intercepted, de la réalisatrice canado-ukrainienne Oksana Karpovych et Julie se tait (Julie Keeps Quiet) du réalisateur belge Leonardo van Dijl. Ces 5 films passeront au cinéma Le Cosmos dans le cadre d’un partenariat avec le Parlement européen à Strasbourg et Bruxelles.

La séance sera présentée et suivie d’un débat avec la salle animé par l’équipe du cinéma.

Projection gratuite sur réservation, attention : places limitées.

Dark Waters

DANS LE CADRE DU COLLOQUE INTERNATIONAL EXPÉRIENCE ET VIE DES IMAGES À L’HEURE DU CAPITALOCÈNE – porté le programme de recherche Écologies visuelles (laboratoire ACCRA) de l’Université de Strasbourg

Synopsis :
Robert Bilott est un avocat spécialisé dans la défense des industries chimiques. Interpellé par un paysan, voisin de sa grand-mère, il va découvrir que la campagne idyllique de son enfance est empoisonnée par une usine du puissant groupe chimique DuPont, premier employeur de la région. Afin de faire éclater la vérité sur la pollution mortelle due aux rejets toxiques de l’usine, il va risquer sa carrière, sa famille, et même sa propre vie…

Ce colloque est initié par le Centre de recherche et d’expérimentation sur l’acte artistique (ITI CREAA) et par le laboratoire Approches contemporaines de la création et de la réflexion artistiques.
Écologie des images, images de l’écologie, impact écologique des images… L’hypothèse formulée pour ce colloque international consiste à penser ensemble ces grandes directions que fait naître le rapprochement entre d’une part la question des images et de leur circulation, d’autre part notre situation climatique et environnementale.

Cette projection est gratuite (inscription sur le site Internet du Cosmos et en billetterie). Elle sera présentée et suivie d’un échange avec Stéphane Vuilleumier et Benjamin Thomas de l’Université de Strasbourg.

The Store

DANS LE CADRE DU MOMENT WISEMAN CONÇU ET PORTÉ PAR LE LIEU DOCUMENTAIRE // projection présentée et suivie d’une rencontre avec Arnaud Hée, programmateur du cycle « Frederick Wiseman : nos humanités » à la Bpi à Paris.

1982. Entre les fêtes de Thanksgiving et les préparatifs de Noël, le personnel et les dirigeants du grand magasin Neiman-Marcus à Dallas s’organisent pour accueillir chaque jour une clientèle fortunée, à qui ils proposent bijoux, porcelaine, parfums, chaussures, fourrures, vêtements et produits d’exception. Dans ce temple de la consommation, institution « créée pour vendre », chacun joue sa partition.

En écho à la rétrospective organisée à Paris par la Cinémathèque du documentaire depuis septembre dernier et jusqu’en mars 2025, « Frederick Wiseman, nos humanités » Le Lieu Documentaire propose un aperçu de l’œuvre de cet immense cinéaste du réel, qui a fêté le 1er janvier ses 95 ans. Avec 46 films réalisés à ce jour, Wiseman a exploré pendant plus de cinquante ans le fonctionnement des institutions de la société américaine. Ces dernières années, il a tourné en France, comme dans Menus-Plaisirs. Les Troisgros, son tout dernier film au sein des restaurants de la famille Troisgros, dans la Loire.

PROJECTION PRÉSENTÉE ET SUIVIE D’UNE RENCONTRE AVEC ARNAUD HÉE
Tarifs habituels

The Thing

Dans le cadre du double programme carte blanche à Alexandre Aja, invité d’honneur du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg et couplé au film Onibaba.

Hiver 1982 au cœur de l’Antarctique. Une équipe de chercheurs composée de 12 hommes, découvre un corps enfoui sous la neige depuis plus de 100 000 ans. Décongelée, la créature retourne à la vie en prenant la forme de celui qu’elle veut ; dès lors, le soupçon s’installe entre les hommes de l’équipe. Où se cache la créature ? Qui habite-t-elle ? Un véritable combat s’engage.

Ailleurs partout

En présence des réalisatrices

Un jeune homme, dans une chambre quelque part en Angleterre. Un écran d’ordinateur, des images des quatre coins du monde. On traverse les frontières en un clic, tandis que le récit d’un autre voyage nous parvient, celui de Shahin, Iranien de 20 ans qui a fui son pays, débarquant en Grèce, puis finalement en Angleterre où il demande l’asile.

Les Sentinelles de l’oubli

En présence du réalisateur

Les monuments aux morts de 1914-1918 sont devenus si familiers qu’on ne les voit plus. C’est un musée invisible qui a fini par se confondre avec les paysages de France. Et puis un beau jour, une sculpture arrête le regard. Une autre histoire apparaît, le plus gigantesque chantier artistique peut-être depuis les cathédrales. Ces statues font entrer dans un monde parallèle, là où continuent de vivre les fantômes de la Grande Guerre.

LE PLUS GRAND LAVOMATIC DU MONDE, BERWYN, USA

En présence de la réalisatrice.

Le Lavomatic de Berwyn est le plus grand du monde. 1300 mètres carrés de machines qui tournent nuit et jour. Dans cette banlieue pauvre de Chicago, à majorité hispanique, le Lavomatic est un petit bout d’Amérique. Au milieu du linge, des familles entières s’y retrouvent.

Amerika, rapports de classe

Un jeune homme est envoyé à New York pour apprendre les affaires auprès de son oncle. L’adaptation du roman éponyme de Kafka, déconstruction des rapports de classe à l’œuvre enAmérique. L’écrivain praguois, qui ne s’était jamais rendu aux États-Unis, avait construit sa rhétorique sur la base de documents.

Les Straub, eux, connaissent parfaitement les mécanismes de l’oppression capitaliste, qu’ils dissèquent ici avec une précision janséniste, diamétralement opposée aux efforts expressionnistes d’un Welles (Le Procès) ou d’un Soderbergh (Kafka). L’apparente austérité de la mise en scène cache un découpage savant qui, tout en remettant constamment le jeune héros à sa place, ne cède en rien sur sa dignité prolétaire. Victime, mais jamais martyr, l’un des plus beaux héros straubiens.

Séance présentée par Sadia Robein et Gwenaël Citérin, Responsable Arts et Iconographie, Bibliothèque nationale et universitaire.

En partenariat avec la Bibliothèque nationale et universitaire et dans le cadre de Strasbourg capitale mondiale du livre.