Vers l’autre rive

Au cœur du Japon, Yusuke convie sa compagne Mizuki à un périple à travers les villages et les rizières. A la rencontre de ceux qu’il a croisés sur sa route depuis ces trois dernières années, depuis ce moment où il s’est noyé en mer, depuis ce jour où il est mort. Pourquoi être revenu ?

Vers l’autre rive se présente comme un récit initiatique saisissant dans sa bouleversante étendue le mystère de la mort cohabitant avec la vie, et réciproquement le mystère même de celle-ci. « L’amour est fort comme la mort », selon la belle formule du Cantique des Cantiques : Kurosawa livre un film cosmique où s’exprime un rapport au monde entier, autant abstrait que sensible.
-Marie Gueden pour Critikat

Cure

Un officier de police, Takabe, enquête sur une série de meurtres dont les victimes sont retrouvées avec une croix gravée dans le cou. Un jour, un jeune vagabond est arrêté près de l’endroit ou a été retrouvé le dernier corps. Il est vite identifié comme un ancien étudiant en psychologie, devenu fou et ayant d’inquiétants pouvoirs hypnotiques, lui permettant de pousser des gens à commettre des actes criminels…

Avec une science inouïe du cadrage et de la durée, le génie de son acteur Kōji Yakusho, Kurosawa redéfinit le thème du serial killer et décrit l’humanité comme hantée par une pulsion de mort, un sourd désir d’annihilation avec lequel chacun construit sa propre identité. Un film déconcertant et terrifiant, la découverte d’un des plus importants et des plus expérimentaux cinéastes contemporains.
– Jean François Roger pour La Cinémathèque Française

Kaïro

Taguchi, un jeune informaticien, est retrouvé pendu dans son appartement. Sous le choc, ses collègues cherchent à en savoir plus sur ce suicide inexplicable. La victime a laissé un mystérieux message contenu dans une simple disquette. De toute évidence, celle-ci recèle un virus qui contamine ses utilisateurs et a de graves répercussions sur leur comportement. A Tokyo, l’inquiétude grandit au fur et à mesure que le virus se propage à travers les réseaux informatiques. Des petits groupes de jeunes gens tentent de résister, tandis que les disparitions se multiplient.

Kairo est sûrement l’œuvre la plus aboutie de Kiyoshi Kurosawa en raison de son incroyable richesse analytique et de sa force métaphorique. Chaque figure, chaque plan, chaque personnage du film fait sens, Kurosawa faisant preuve d’un regard pertinent sur l’évolution de sa société.
– Stéphane Caillet pour Critikat